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    Contes de l'hiver et de l'été, Livre Premier des «Racines du Jardin»

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    Eldreith Mordingard

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    Contes de l'hiver et de l'été, Livre Premier des «Racines du Jardin»

    Message par Eldreith Mordingard le Lun 13 Nov - 16:13

    Toujours griffées à l'arrière du baudrier de Dereliore, quelques pages des «Contes de l'hiver et de l'été» restent conservées dans des poches en cuir solide. Elle les aura montré aux plus curieux, sans doutes. Heureuse de partager le savoir millénaire de sa famille.


    Il courrait le long de la berge, et sur son front était la couronne de ceux qui vengèrent l'argent des Ieralwen. Celui que tous appelaient Cetiel le Protecteur, le fils d'Heltrelwyn, brassait l'air respiré par les ennemis de la nation de grands coup de pavois. Sur son plastron trônait l'étoile noire de Lotrael et d'Oldrathor, et il menait les grands de notre monde à la gloire. Feu Lymastiel disait que celui-ci pouvait bien mourir, que son âme demeurerait saint, au delà des landes éternelles et de l'argent de notre Lune. Et alors qu'il mourrait dans les lignes des augures trolls, surgit des bosquets de l'automne la Sauvageonne. Sa crinière de feu ressemblait aux flammes qui dévoraient jadis le monde, et ses yeux étincelaient de la force des divinités oubliées. Au jour de la mort d'Yselion la corde des arcs sonna comme le glas et l'argent des lames brilla comme les larmes. Mais devant eux il n'y eut que triomphe de la vérité et de la nation. Le Protecteur, celui là qui avait sauvé nos terres rongées par la folie s'avança vers la guerrière et lui dit : « Comment le sort nous réunit encore à l'orée du monde ? » Et Yerowé lui indiqua le cor silencieux.


    ***


    Celui qui mangea Yselion mourrut de la main jumelle des amants de Velon'Thalar, et prononça pour seule supplique « Les esprits nous murmurent et jamais plus de nos âmes vous n'aurez ». Mais le sort des prisonniers ne différa jamais de celui de leur chef, sauf Mariba, celle dont la clairvoyance la poussa à choisir la nation comme la sienne survécut. Les soldats rentrèrent comme autant de flèches dans les lignes désarmées des sauvages, et bientôt tuèrent tous les êtres qui habitaient la forêt. Le cris des fous souleva la question du bien fondé de l'entreprise de nos semblables, mais rien n’arrêta les fils du soleil. Ceux-là pleuraient la disparition de leurs pères, et la mort de leurs fils.



    ***


    Heltrelwyn s'était sacrifié pour garder l'Ouest de Quel'thalas avec ceux des autres familles. Et en récompense de quoi, les hauts-conseillers décidèrent de lui donner à titre posthume les terres au delà de la mer. Celles qui séparaient Del'nareth de Sil'myris, au delà des ports et des grandes terres de nos alliés, encore inondées de l'infamie trolle. Mais le seigneur qui s'adressa à son fils lui dit « Nul ne peut arrêter le fléau de ton alliée, et aucun d'eux ne saura percer la défense deton pavois, fils d'Heltrelwyn ». Alors ils accostèrent quelques matins après cela dans les terres nouvelles qui furent leurs.


    ***


    Le soleil courrait le long de la voûte et donnait à la nation toute sa splendeur, car elle avait gagné. Et le seigneur de ces nouveaux lieux dit à son peuple « Ici, nous fonderons le jardin de nos rêves, ici nous planterons et cultiverons les vergers de nos enfants. ». Alors tous se prosternèrent sauf ceux qui avaient l’orgueil aussi brûlant que leurs cheveux. Yerowé s'avança pour prendre parole et dit aussi haut que le monde lui permettant « Qu'elle ne fut pas notre perte, alors, de t'avoir suivi jusqu'ici pour subir ton emprise, ô toi qui est mon ami. Pourquoi nous accables-tu d'une surprise dont tu pouvais nous préserver naguère ? Est-il un seigneur moins adroit par sa charge que toi si tu penses le clan Haularius incapable de crier justice ? Nous avons suivi ton haut-peuple jusqu'ici pour  lui donner victoire. Nous sommes morts pour ton amour, et nous avons grandis pour notre triomphe. Nous méritons gloire qui nous est due. » Le Protecteur et nouveau seigneur s'avança jusqu'à ceux dont la discorde pouvait créer la mort des siens tant on les savait violents et vif d'action. « Tu es sur ce monde la seule dont je veuille la présence, fille d'Alatiar. Et par ce fait je te demande de m'honorer de ta présence, à mes côtés, pour la vie éternelle qui nous attend. Aussi tu pourras voir grandir dans ses vergers nos enfants, et rester protectrice de ton peuple qui sera le notre. Si cela te va, Fléau-des-Trolls, je te donne mon nom et te promets l'amour, ici, sur notre sol, et sous notre Soleil. ».

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